La cheffe de file du rassemblement national Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics et a écopé d’une peine d’inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire.

Marine Le Pen, reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu RN), a été condamnée à une peine de quatre ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, aménageable avec un bracelet électronique, à 100 000 euros d’amende, et à cinq ans d’inéligibilité, avec application immédiate.

Sa peine d’inéligibilité étant assortie d’une exécution provisoire, Mme Le Pen ne pourra se présenter à aucune élection dans un délai de cinq ans, ce qui inclut donc l’élection présidentielle de 2027, y compris en cas d’appel, dans l’attente d’une décision future.

Outre Mme Le Pen, 23 personnes et le parti ont été condamnés. Une seule a été relaxée.

A la suite de l’appel à une « mobilisation populaire et pacifique » lancé par Jordan Bardella après la condamnation de Marine Le Pen, assorti d’un lien vers une pétition sur le site du parti, le Parti socialiste a lancé sa propre pétition. « Face aux remises en cause inquiétantes de l’Etat de droit et de la séparation des pouvoirs, nous appelons à une mobilisation citoyenne pour défendre et soutenir l’indépendance de la justice », lance le parti, dénonçant les « menaces » à l’égard des magistrats ayant rendu le jugement dans l’affaire des assistants parlementaires.

« Nul n’est au-dessus des lois », a assuré le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, dans un message posté sur X. « Pas même Marine Le Pen qui défendait jusqu’ici l’inéligibilité à vie pour les élus qui détournent des fonds publics. Marine Le Pen n’est pas bâillonnée. Elle continuera d’être députée. »

« La pétition lancée par le RN attaque les fondements de notre démocratie et défend une justice à deux vitesses », ajoute-t-il, qui appelle à défendre « la justice et l’Etat de droit » face à cette offensive.

Dans un communiqué lundi soir, le premier président de la cour d’appel de Paris, Jacques Boulard, a fait part de « menaces » contre les magistrats ayant rendu la décision de justice, évoquant « en particulier sur les réseaux sociaux des attaques personnelles à l’encontre des trois magistrats composant la collégialité ».

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