Tenu sous le thème « l’Initiative Royale Atlantique : vision stratégique et opportunités de développement », ce panel du Forum économique Maroc-France a mis en lumière le positionnement des provinces du Sud du Maroc comme un hub clé pour le développement économique régional, l’intégration africaine et la création de valeur ajoutée au niveau continental.

Les travaux au Port Dakhla Atlantique avancent à pas sûr. Le taux de réalisation atteint aujourd’hui 47%. La livraison est prévue pour 2029. Le rythme du travail est en continu.

Celles et ceux qui ont pu visiter le port à l’occasion de la tenue du Forum Maroc-France tenu à Dakhla le 9 octobre dernier, ont pu constater un chantier « monstre » couvert par des engins BTP et un armada d’ouvriers et d’ingénieurs à pied d’œuvre. Les Chefs d’entreprises français présents lors de cette visite du port ont également constaté l’avancement de ce projet structurant et son potentiel en tant que levier majeur du développement économique et logistique des Provinces du Sud.
En attendant le dernier coup de pioche, la Directrice de l’Aménagement du Port Dakhla Atlantique, Nisrine Louzzi, a mis en avant le rôle stratégique de cette infrastructure qui répond aux besoins de plusieurs secteurs d’activité, comme les énergies renouvelables et l’hydrogène vert : « Le projet s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud et en droite ligne avec le Modèle de développement des provinces du Sud, tout en participant à une restructuration significative du PIB de la région Dakhla-Oued Eddahab ».

Dans ce sens, l’ambassadeur DG de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI), Mohamed Methqal, a relevé que l’Afrique Atlantique regorge d’énormes opportunités, la façade représentant 23 pays, 46% de la population africaine, 55% du PIB continental et 57% du commerce africain.

Et de poursuivre que face aux défis communs de la région (sécuritaires, changement climatique et démographiques), la vision royale a pour objectif de faire de cet espace un moteur d’intégration économique et de prospérité partagée : « Dans le cadre de la solidarité agissante du Royaume avec les pays africains, la Vision Royale ambitionne également de faire bénéficier les pays enclavés du Sahel d’un accès à l’Atlantique, faisant des provinces du Sud un acteur géographique et économique central dans l’émergence de cette façade atlantique-sahélienne… », explique-t-il tout en précisant que trois projets structurants incarnent cette vision : le gazoduc Maroc-Nigeria, le port Dakhla Atlantique et le projet de constitution d’une marine marchande : « Ces grands projets offriront une plateforme de développement au service des populations africaines ».

De son côté, Olivier Vincent, Directeur exécutif chargé des activités export de Bpifrance, a salué la vision royale stratégique, la qualifiant d’ »absolument enthousiasmante », insistant sur le rôle des partenariats avec les acteurs marocains pour connecter, financer et promouvoir les flux d’affaires, avec les entrepreneurs au centre de cette dynamique.

Pour sa part, le DG-adjoint de l’AFD, Bertrand Walckenaer, a souligné l’engagement historique de l’AFD au Maroc, premier pays d’intervention de l’agence, avec plus de 3,2 milliards d’euros de projets en cours. Il a mis en avant la collaboration avec la CDG et l’alignement sur le nouveau modèle de développement marocain, structuré autour de trois axes : le développement du capital humain, des infrastructures et du capital naturel.

Par la même occasion, le ministre délégué à l’Investissement Karim Zidane a insisté sur la vocation des provinces du Sud en tant que hub régional, à la faveur de projets structurants comme le port de Dakhla Atlantique. « Ce grand projet incarne l’ambition du Maroc, celle de doter ses régions du Sud d’infrastructures modernes à même de favoriser les échanges commerciaux internationaux… Ces provinces constituent, par leur position stratégique, un trait d’union naturel entre l’Europe et l’Afrique », affirmant qu’elles « se trouvent au centre des grands flux maritimes internationaux et offrent un potentiel unique de connectivité régionale et continentale ».

Pour sa part le DG de la CDG, Khalid Safir, a affirmé que « le Maroc, est aujourd’hui une plateforme qui participe au développement du continent Africain avec une ambition, celle de faire de nos provinces du sud la tête de pont d’une politique de développement de cette zone de l’Afrique. L’un des instruments pour ce faire, avec toutes les autres infrastructures routières, c’est le port de Dakhla Atlantique, pensé comme un levier de la zone industrielle et logistique et de toute la région de Dakhla-Oued Dahab et pensé aussi en tant que porte d’entrée en Afrique de l’Ouest. Avec ce mégaprojet, Dakhla ambitionne d’être un hub entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe, une passerelle d’autant plus nécessaire que nous sommes dans une région freinée par un déficit de connectivité qui entravent les échanges ».

Mais, on insiste toutefois sur le fait qu’un modèle de développement économique doit englober les droits sociaux (emploi, santé, éducation, la problématique du chômage des jeunes sahraouis, la précarité et l’exclusion).

Au-delà et comme on le voit, le développement des Provinces du Sud est aujourd’hui plus que jamais un fait irréversible. Que certains le veuillent ou non !

Hassan Zaatit

 

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